<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><link>http://groupe.commerce.gayattitude.com/</link><title>commerce</title><description>commerce</description><dc:language>fr</dc:language><dc:rights>Copyright 2007</dc:rights><dc:date>2007-12-22T22:30:26+01:00</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><admin:errorReportsTo rdf:resource="mailto:webmaster@gayattitude.com"/><sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod><sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency><sy:updateBase>2000-01-01T12:00+00:00</sy:updateBase><item><title>[Guilll] Demain, déjeuner avec mon camarade E.</title><link>http://blog.guilll.gayattitude.com/20070427225234/demain-dejeuner-avec-mon-camarade-e/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.guilll.gayattitude.com/20070427225234/demain-dejeuner-avec-mon-camarade-e/</guid><description>E. est je crois l'ami parmi mes amis que je fréquente depuis le plus longtemps. Nous nous sommes rencontrés il y a près de vingt ans. Dès le jour de la rentrée en classe de seconde, dans le grand lycée, nous avons trouvé des choses à nous dire. 

Nous débarquions chacun de notre collège et étions impressionnés par ce lycée, un bâtiment classé, construit il y a plus de deux cents ans. Nous étions jeunes, sérieux, ambitieux.

E. a été la première personne auprès de qui j'ai fait mon coming-out. Il a une manière simple de débattre de la sexualité, des relations entre les gens. De formuler sans pudeur aussi ses propres interrogations. 
E. est un Don Juan au sens presque pathologique du terme. Combien de fois nous avons discuté de ses conquêtes féminines dont on ne peut tenir la liste. De sa fiancée de toujours, N., qui est partie avec un autre. 

Avec E., ça été l'époque des premiers joints, auxquels j'ai toujours préféré la morsure du whisky âgé. 
Avec E. : les vacances au fin fond des Alpes, dans la vieille 504. Les randonnées en montagne sans carte - des fois nous trouvions un refuge... Les concours de déclamation de poésie à quatre heures du matin. 

E. est un garçon d'une intelligence pure, doté d'une mémoire peu naturelle. 

Quand je dis intelligence, c'est à la fois la capacité de faire des rapprochements saisissants entre des systèmes de pensée, et la capacité de déchiffrer le mode de fonctionnement d'autrui. Combien de fois, à des terrasses de café ou dans des bars, il a interpellé des inconnus, les a fait parler, les a séduits puis apprivoisés.

Il y a une dizaine d'années, j'avais perdu de vue E. Nous nous sommes retrouvés par hasard Gare de Lyon, et cela fut comme si nous ne nous étions jamais quittés. On peut désormais rester six mois sans nouvelles de l'un et de l'autre et nous savons que, tout naturellement, nous reprendrons contact. 

E. est désormais de retour d'une longue expatriation à New-York. Il travaille maintenant à Bruxelles. Nous nous verrons plus souvent, donc. 


J'ai simplement eu son appel sur le portable aujourd'hui. 
-- Salut, c'est E., je suis de passage à Paris pour le week-end. On se voit quand ?</description><content:encoded><![CDATA[<br><div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/g/u/guilll/20070427-571423097463266a605f8d.jpg" width="300" height="202" border="1" alt="" title="" /></div><br>E. est je crois l'ami parmi mes amis que je fréquente depuis le plus longtemps. Nous nous sommes rencontrés il y a près de vingt ans. Dès le jour de la rentrée en classe de seconde, dans le grand lycée, nous avons trouvé des choses à nous dire. <br />
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Nous débarquions chacun de notre collège et étions impressionnés par ce lycée, un bâtiment classé, construit il y a plus de deux cents ans. Nous étions jeunes, sérieux, ambitieux.<br />
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E. a été la première personne auprès de qui j'ai fait mon coming-out. Il a une manière simple de débattre de la sexualité, des relations entre les gens. De formuler sans pudeur aussi ses propres interrogations. <br />
E. est un Don Juan au sens presque pathologique du terme. Combien de fois nous avons discuté de ses conquêtes féminines dont on ne peut tenir la liste. De sa fiancée de toujours, N., qui est partie avec un autre. <br />
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Avec E., ça été l'époque des premiers joints, auxquels j'ai toujours préféré la morsure du whisky âgé. <br />
Avec E. : les vacances au fin fond des Alpes, dans la vieille 504. Les randonnées en montagne sans carte - des fois nous trouvions un refuge... Les concours de déclamation de poésie à quatre heures du matin. <br />
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E. est un garçon d'une intelligence pure, doté d'une mémoire peu naturelle. <br />
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Quand je dis intelligence, c'est à la fois la capacité de faire des rapprochements saisissants entre des systèmes de pensée, et la capacité de déchiffrer le mode de fonctionnement d'autrui. Combien de fois, à des terrasses de café ou dans des bars, il a interpellé des inconnus, les a fait parler, les a séduits puis apprivoisés.<br />
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Il y a une dizaine d'années, j'avais perdu de vue E. Nous nous sommes retrouvés par hasard Gare de Lyon, et cela fut comme si nous ne nous étions jamais quittés. On peut désormais rester six mois sans nouvelles de l'un et de l'autre et nous savons que, tout naturellement, nous reprendrons contact. <br />
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E. est désormais de retour d'une longue expatriation à New-York. Il travaille maintenant à Bruxelles. Nous nous verrons plus souvent, donc. <br />
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<FONT COLOR="fuchsia">J'ai simplement eu son appel sur le portable aujourd'hui. <br />
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